Avec près de trente ans de pratique et quinze années de réalisations au sein d’une première structure, Julien Paulré – Architecture s’est construite autour d’une approche engagée de la transformation des bâtiments, en particulier lorsqu’ils relèvent du patrimoine.
L’agence revendique une posture d’architecture de réparation, attentive à l’usure, à la maintenance, aux fragilités comme aux qualités des lieux existants. Cette attitude vise à prolonger ce qui peut l’être, à limiter la démolition, et à considérer le coût carbone d’une édification ex nihilo dans un contexte d’épuisement des ressources.
Le parcours a été distingué à plusieurs reprises : MIAW 2019 pour la rénovation et extension de l’Hôtel Fouquet’s sur les Champs-Élysées, Duo@Work 2019 pour le Mur Miroir, sélection FIMBACTE 2019 pour une opération de rénovation urbaine au Havre, Trophées de la Construction 2018 pour ce même projet, ainsi qu’un projet remarqué lors d’Europan à La Courneuve.
Ces distinctions illustrent la capacité de l’agence à conjuguer invention architecturale, maîtrise des contraintes et finesse d’analyse.
L’activité se concentre aujourd’hui sur la réhabilitation patrimoniale :
– interventions sur édifices à forte valeur historique,
– transformations de monuments inscrits,
– projets en secteurs protégés AVAP/SPR, où précision et justesse des interventions sont essentielles.
Chaque projet cherche à prolonger l’identité d’un lieu tout en révélant de nouveaux usages — même lorsque ce patrimoine porte en lui certains des désordres contemporains, ou lorsqu’il se trouve soumis aux risques futurs, comme la submersion.
Basée à Paris, l’agence intervient dans les domaines de l’hôtellerie, des équipements et du logement, y compris le logement social, avec une polyvalence assumée.
Elle accompagne régulièrement des exploitants hôteliers et des décorateurs, et assume très fréquemment le rôle de mandataire, garantissant coordination, gestion des interfaces et cohérence architecturale dans des contextes exigeants.
Un travail de recherche continue vient enrichir cette pratique, portant notamment sur :
– les potentiels de requalification des niveaux en infrastructure,
– l’évolution des espaces communs et des cœurs d’îlots comme lieux d’usage,
– les transformations du littoral,
– les enjeux contemporains du bâti ancien, dont sa capacité — ou son incapacité — à affronter les défis climatiques et urbains à venir.
Cette démarche s’ancre dans une culture du projet construite de longue date autour de la transformation, aujourd’hui renforcée par une formation continue et l’intégration progressive des outils numériques et de l’intelligence artificielle, afin d’anticiper les futurs possibles et d’enrichir les méthodes de projet.
